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Le Petit Paradis

   Loin de la ville et de ses vicissitudes, loin de la pollution et de l'agitation, il existe encore d'authentiques petits paradis.

   Il était ainsi, une fois dans le Haut-Languedoc, Mémé Renée et Pépé Gaston, qui vivaient heureux dans leur petite maison au toit de schiste, bâtie à flanc de colline, sur des terrasses ensoleillées construites à la sueur de leur front. En ce même lieu, habitait déjà - dit on - des centaines d'années auparavant un moine solitaire, qui avait choisi cet endroit idyllique et stratégique pour sa retraite spirituelle.

   Ainsi Ils cultivaient leurs terres avec passion et simplicité, en respectant leur environnement. Par chance, ils avaient une source en contrebas, qui permettait à Pépé Gaston d'avoir un jardin fourni, d'arroser sa vigne et ses rosiers, et de s'adonner à la plantation de lauriers sauce dont il appréciait la saveur. Mémé Renée, quant à elle, glanait de ci de là du romarin, du thym, de l'origan, de la lavande, de la menthe sauvage et de la mélisse, pour préparer ses infusions, ses remèdes secrets et ses sels aromatiques.

   Au son des cigales et des oiseaux, des abeilles et du clocher là-bas vers le village, le bonheur n'était pas dans le pré mais dans la garrigue.

                            Puis un jour, tout s'arrêta.

 

   Et tout resta à l'abandon pendant plus d'un siècle. Les ronces et les herbes folles reprirent possession des terrasses, et le dur labeur d'une vie entière fût anéanti. Jusqu'à cette matinée de Printemps, en Mai 2008, où je tombais en extase devant ce petit paradis

pagnolesque, et décidais, peut-être par folie mais surtout par idéalisme et en mémoire de ce passé pas si lointain, de reprendre le flambeau pour continuer l'aventure.

 

            Ainsi naissait "La Récolte de Mémé Renée".

   Aujourd'hui derrière Mémé Renée et Pépé Gaston, il y a moi : François. Parisien, diplômé en Biologie à l'université de Versailles, puis en Arts Appliqués à l'École Duperré, j'ai travaillé dans les maisons de couture pendant de nombreuses années.

    Puis un jour, Mémé Renée m'a rattrapé! Et c'est ainsi, désormais de retour sur la terre de mes ancêtres à Olargues, loin de la ville et de l'agitation, que chaque jour, je redonne vie à ce petit paradis.

                         

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LA RÉCOLTE DE MÉMÉ RENÉE

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« Cultivons notre jardin »

Candide, Voltaire, 1759

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